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NovaFuture version remix, faire mieux avec moins

Par Emmanuel
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NovaFuture version remix

Le web n’est plus le même qu’à l’époque d’avant l’IA. On l’a constaté par la pratique et on en a déduit qu’il n’y a pas d’autres solutions que de s’adapter aux nombreux bouleversements qui sont en cours depuis 2022. En plus de ce problème, on doit aussi dégager du temps et des moyens pour nous concentrer sur le projet NovaLand qui est en très bonne voie pour se réaliser courant 2027. Donc, après mûre réflexion, nous avons travaillé dur tout l’été pour complètement restructurer NovaFuture.

Quels sont les changements de cette nouvelle version ?

On arrête totalement les fiches techniques sur l’autonomie écologique. La raison est très simple : Cela représentait beaucoup de travail pour au final se faire systématiquement piller par les IA. On a pourtant commencé par mettre une interdiction claire dans le robots.txt du site : Pas de scraping IA en désignant clairement les bots concernés. Ce fut sans effet ! Ensuite, on a développé un script PHP pour bloquer l’accès aux bots IA. Mais ils ont contourné l’interdiction en se faisant passer pour des bots de SEO classiques. On a aussi installé une sorte de système d’abonnement pour réserver le contenu aux membres. Résultat ? Une fois encore ce dispositif a été contourné par des méthodes à la limite du piratage. Tout ça pour aboutir à un jeu sans fin du chat et de la souris. Donc, pourquoi se fatiguer ? Pour que des IA qui n’ont aucune expérience de vie ingurgitent des infos sans réellement les comprendre afin de les ressortir de travers via leur interface ? Non, la coupe est pleine ! Ce type de comportement, c’est clairement du vol, du manque de respect et du détournement massif des visiteurs potentiels du site. Mais à force de tirer sur la corde, il va fatalement arriver un moment où les entreprises d’intelligence artificielle vont se prendre un méchant retour du bâton en pleine face !

Les services NovaFlow et NovaFeed s’arrêtent aussi totalement. C’était chronophage et cela consommait beaucoup de ressources serveur. On va donc pouvoir passer sur un serveur qui nous reviendra bien moins cher tous les mois. Cela facilite aussi la sécurité du site parce que sans fonction membre tout devient beaucoup plus simple. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’interactivité soit complètement abandonnée. C’est juste de l’externalisation. Parce que pour interagir avec nous, il suffit simplement de passer par nos réseaux qui sont principalement Mastodon et Bluesky.

On est désolés pour nos amis germanophones et hispanophones, mais les traductions dans ces deux langues représentaient un travail énorme. Chaque contenu en quatre langues sans aide extérieure, c’est devenu trop lourd à porter. On resserre donc les versions du site sur l’anglais et le français. À noter que la plupart du temps, nos contenus sont rédigés en français avant d’être traduits en anglais. On n’a pas le niveau 100 % natif concernant l’anglais, mais on fait de notre mieux pour que les traductions soient de la meilleure qualité possible à l’aide de plusieurs relectures.

Voilà pour le plus notable. Pour le reste, beaucoup de choses ont été retirées. Et on en a aussi profité pour arrêter tous les projets web en cours. Parce qu’une fois de plus, on doit se concentrer sur ce qui nous tient réellement à cœur et qui fonctionne.

Du coup, qu’est-ce que l’on peut trouver sur cette nouvelle version après toutes ces suppressions ? NovaFuture ne se revendique plus du tout comme un média libre. Parce que tout est fait par les GAFAM et leurs seconds couteaux pour invisibiliser tout ce qui les dérange vraiment. On en a donc pris acte et on a fait notre deuil de cette activité. À la place, on va se contenter de poursuivre sous forme de blog destiné à parler de nos activités et de nos humeurs en avançant à notre rythme. Mais la bonne nouvelle c’est que l’on a conservé les anciens articles de fond qui nous plaisaient le plus. Il y a donc plusieurs heures de lecture qui restent en place sur le site.

Sur le NovaBlog, on ne va pas se limiter à uniquement partager des articles de fond en copyleft. On va aussi beaucoup parler de nos activités d’écrivain et par-dessus tout des avancées du projet NovaLand. On réfléchit même à proposer un format vidéo. On verra un peu plus tard comment mettre ça en place.

Parlons à présent de la grande nouveauté. Au niveau de la petite équipe qui a créé et qui gère NovaFuture, on est tous écrivains par passion. Chacun avec son style et un registre différent. Cela faisait un moment que l’on avait un grand besoin de liberté par rapport au circuit littéraire classique. Alors pour s’échapper de ce schéma, on s’est dit que l’on pouvait créer NovaFuture Éditions afin de pouvoir diffuser nos ouvrages dans un environnement qui nous correspond. Même si là encore, c’est très loin d’être aussi facile qu’avant. Parce qu’une fois de plus, les requins qui dirigent les entreprises d’IA sont venus grandement perturber le secteur du livre. Mais au moins, pour le moment, à notre niveau, c’est un horizon qui reste relativement dégagé. Malheureusement, c’est pour les auteurs débutants que tout devient encore plus dur qu’avant. On aura l’occasion d’aborder ce point en profondeur sur le NovaBlog.

En attendant, il est utile de préciser qu’aucun des auteurs de NovaFuture n’a jamais écrit un livre en se disant « je le fais pour devenir riche et célèbre ». La réalité c’est que l’on écrit avant tout parce que l’on aime écrire et que l’on aime partager des idées avec nos lecteurs. Et en bonus, notre catalogue d’ouvrages va nous servir à accélérer au niveau du financement de NovaLand. De cette façon, tout le monde est content 🙂

Les difficultés de gérer NovaFuture ancienne version ?

Cela va sans dire, quiconque a déjà géré un site indépendant a forcément été confronté aux trolls. Voire même, à des raids menés par des hordes de trolls. D’accord, ça se gère. Surtout avec l’expérience. Mais c’est pénible et usant à la longue.

Il y a aussi tout ce qui ne se voit pas. Le temps passé à mettre le code à jour, à améliorer telle ou telle fonction, à régler le serveur en fonction de ce qui se passe… Tout ça, c’est des heures et des heures de travail. Et en parallèle, il faut aussi gérer l’animation des réseaux sociaux puisque presque tout le monde a déserté le web traditionnel pour se diriger vers le microblogging et ses grandes limitations. Dans quel but les gens utilisent-ils ce type de réseaux sans convivialité ? Le gain de temps niveau lecture ? L’impression d’avoir leurs deux minutes de gloire en postant des contenus éphémères qui privilégient l’émotion par rapport au fond ? Cela reste un mystère pour nous.

Et puis, il faut dire aussi que l’on a tiré le signal d’alarme plusieurs fois à propos des finances. Parce que passer du temps bénévolement pour gérer et alimenter un média libre en anglais, français, allemand et espagnol, jusque-là ça va, c’était notre choix. En revanche, par la force des choses, on a fait nos comptes. Et le bilan de plus de deux ans de boulot quotidien c’est d’un côté 60 euros de dons au total dans la cagnotte du site pour plus de 2000 euros de dépenses de l’autre côté. Le bilan est donc vite fait ! D’accord, on fait du libre. D’accord on aime bien partager. Mais au bout d’un moment, s’il n’y a personne pour soutenir en aidant à couvrir les frais de fonctionnement ce n’est pas viable. C’est même totalement démoralisant. Et au final, ce qui nous choque le plus c’est que c’est une tendance générale. Tous les sites indépendants et les logiciels libres sont confrontés à ce problème. Les utilisateurs pensent que libre = gratuit = ne coûte rien à produire ! Certains se comportent même comme s’ils étaient les clients d’un service qu’ils avaient payé. Est-ce que c’est occasionnel ? Non, c’est tout le temps ! Alors stop ! Avant tout ça, je n’aurais jamais pensé que les sites indépendants et l’open source devraient devenir payants. Mais quand je vois la tournure que ça prend avec des éditeurs qui portent des projets à bout de bras, je me dis que finalement, si les gens ne sont pas capables d’apporter un minimum de soutien, alors il faut imposer une participation ou tout arrêter. Parce que sans moyens on ne fait rien. Rien de rien.

Et pour les logiciels libres développés par NovaFuture ?

En ce qui concerne Peerbox et Notrak, on va poursuivre les mises à jour. Tout ce qui change c’est que le support technique sera désormais totalement assuré sur Github. On a déjà parlé de ce que ça représente comme boulot de faire vivre un média libre. À présent, on peut aussi parler du gros boulot que ça représente de développer un logiciel libre. Dans la réalité, c’est des soirées, voire même des nuits blanches pour arriver à proposer quelque chose qui tient la route. Et tout ça pour finir par entendre que coder c’est facile car il y a GPT !!! Genre le fameux GPT qui pond avec ses pieds des lignes de langage étrange auxquelles les vibe-codeurs ne comprennent strictement rien. Alors si c’est pour se retrouver perdu sur un dépôt au milieu de milliers de bouses développées par des LLM utilisés par des gens qui ne maîtrisent même pas l’architecture d’un logiciel… Eh bien on considère qu’il est préférable de tout arrêter. Et si quelqu’un veut reprendre à son compte Peerbox et Notrak pour bien s’en occuper, on n’a aucun problème à les transférer.

Pour les amateurs de technique

NovaFuture est propulsé par un CMS nommé NovaPress. Ce programme est en réalité un très gros fork maison de WordPress que l’on fait tourner avec des plugins 100 % développés en interne. Pour être honnête, on a bien aimé le WordPress de ses débuts. Mais, petit à petit, tout a progressivement dégénéré. La liste de ce qui déconne est longue : grosses failles de sécurité, code lourd, plugins mal codés et de plus en plus chers, plugins et thèmes cassés à chaque mise à jour… Sans oublier sa dernière version lamentable dopée à l’IA ! Il ne manquait plus que ça pour finir de dégoûter tout le monde.

Les différences notables entre WordPress et NovaPress c’est déjà que l’on a placé une barrière totalement étanche entre le noyau et les plugins. On a viré tout le code mort et obsolète. On a aussi recodé de nombreux fichiers du noyau et apporté de nombreuses optimisations. Et bien sûr, on a aussi largement renforcé la sécurité. Au final, ça donne le meilleur du WordPress originel avec de grosses améliorations. Quant aux plugins, ils sont spécifiques à NovaPress. Au départ, on les a codés parce que les plugins commerciaux qui proposaient leurs fonctions étaient vendus bien trop cher et qu’ils étaient mal conçus. Sans parler de la lourdeur des plugins commerciaux pour WordPress dont le poids est gonflé pour justifier leur prix prohibitif. Le bilan de cette démarche c’est que quand on compare nos plugins et ceux qui sont vendus sous licence on ne regrette absolument pas d’avoir passé du temps à les créer. Parce que c’est une grosse économie de temps, d’argent et surtout une meilleure sécurité au niveau du site.

Les côtés positifs de l’ancienne version

On ne va pas jeter le bébé avec l’eau du bain 🙂 Durant deux ans, malgré les difficultés, on a pris beaucoup de plaisir à écrire des articles et des fiches techniques sur le site. On est aussi très heureux d’avoir eu beaucoup d’échanges très sympas avec des personnes venues de divers horizons. Et on est aussi très satisfaits de constater que le site a bénéficié d’une très large audience. Mais comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin. Une page se ferme, une nouvelle s’ouvre. Ce n’est pas une mort, c’est une réinvention.

Et maintenant, que va-t-il se passer sur NovaFuture ?

Maintenant que tout est en place, nous publierons régulièrement des articles sur le NovaBlog. Et nous proposerons aussi régulièrement de nouveaux livres de chez NovaFuture Éditions. Tous nos ouvrages sont disponibles à la fois au format papier et ebook. Pour ce qui est de leurs prix, on estime les avoir fixés au plus juste par rapport au travail qui a été nécessaire pour arriver à les écrire et à les éditer. Et il nous semble utile de le repréciser, le produit des ventes de livres est 100 % destiné à financer nos bonnes actions.

Très prochainement, tu pourras aussi suivre toute la mise en place du projet NovaLand. Que ce soit sur le site ou bien sur nos réseaux. Mais le plus important pour nous, cela reste de se concentrer sur des projets concrets dans la vie réelle. On n’a ni temps, ni moyens à perdre avec du virtuel. C’est pour cette raison que l’on communiquera uniquement lorsqu’une information nous semblera assez importante pour être partagée. Pour ce qui est du reste, la lutte contre le capitalisme et ses big techs continue… Sous d’autres formes, avec d’autres méthodes. On aura tout le temps d’en reparler par l’intermédiaire du blog. En attendant, à très bientôt pour de nouvelles aventures. Et comme de coutume, pour chaque nouvelle version du site, on se quitte en musique 🙂

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