​Évangélisme : La peur et la honte doivent changer de camp

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Il ne fait aucun doute que le mouvement évangélique est l’un des plus fidèles alliés du capitalisme et du patriarcat. Et au bout d’un moment, je crois qu’il est plus que temps de faire tomber les masques et de poser des limites claires à l’influence grandissante de cette nébuleuse maléfique. Je ne vais même pas essayer d’être désolé si cela peut heurter la sensibilité de quelques pratiquants. Parce que ce n’est pas en caressant l’obscurantisme dans le sens du poil que cela va arranger quoi que ce soit.

Les intrusions de la secte évangélique dans nos vies privées, il y en a marre !

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par la fin. Chacun voit midi à sa porte. Mais en ce qui me concerne il est strictement hors de question qu’une secte qui ne repose sur aucun fondement logique vienne me dicter ma conduite. Selon quel consensus s’arrogent-ils le droit de déterminer ce qui est vertueux ou pas ? De quel droit ces gens s’arrogent-ils le droit de décider ce qu’une femme doit faire de son corps ? De quel droit viennent-ils se mêler des questions de genre ou de sexualité ? Le droit divin ? Si ce n’est que cela, c’est un peu facile d’emmerder son prochain sur la base d’une hypothèse qui reste à prouver à 100%. Alors que ces gens aient au moins l’honnêteté de reconnaître qu’ils ne sont que des imposteurs au service de leurs idées réactionnaires.

Donc mettons les choses au clair dès le départ. Le fait d’avoir lu 1000 fois un bouquin auquel ils n’ont rien compris ne leur procure aucun droit particulier. Par dessus ça, pour préserver la cohésion sociale, il est utile de rappeler la règle de base suivante : La religion c’est comme un pénis, il n’y a pas de problème en avoir un ou à en être fier. Toutefois, on ne la montre pas en public, on ne l’impose pas aux enfants, on n’écrit pas les lois avec et on ne pense pas avec. Après cette mise au point, je tiens à préciser encore une chose. Que des gens puissent avoir une spiritualité cela ne me dérange pas. Si un adulte a besoin d’un doudou pour se sentir mieux, ou moins craindre la mort, pourquoi pas. A coté de ça, l’intolérance, les menaces, la violence et la manipulation sont des faits totalement inacceptables !

Le fond de commerce de ces gens ce n’est pas l’amour comme ils essayent maladroitement de le faire croire. Non, leur matière première c’est la peur. Tout tourne autour de ça pour des objectifs vraiment pas très propres comme nous allons le voir plus loin. Alors dès maintenant je le dis tout net ! Que ces gens gardent leurs peurs pour eux et qu’ils arrêtent leurs intimidations parce que leur religion de paix et d’amour elle a fait suffisamment de dégâts comme ça. Maintenant que les bases sont posées, je t’invite à découvrir qui sont réellement ces bons samaritains qui se permettent de nous faire la morale.

Évangéliques, pentecôtistes, fondamentalistes : Cette nébuleuse qui veut nous convertir à ses délires

Commençons par dissiper une confusion fréquente. Lorsque l’on parle des évangélistes, on ne parle pas d’une secte unique. On parle d’une nébuleuse tentaculaire, d’un magma idéologique qui regroupe sous le terme commode “évangéliques” une constellation de mouvements dont le seul point commun est de vouloir te convertir, de te contrôler et surtout de te délester de ton argent.

Petite précision au passage. Une religion c’est quoi ? Ce n’est jamais qu’une secte qui a réussi en bernant suffisamment de gens pour obtenir le label “respectable”. La différence entre une secte et une religion tient essentiellement au nombre de fidèles et à la capacité de lobbying auprès des gouvernements. L’évangélisme américain excelle dans les deux catégories.

Baptistes du Sud, pentecôtistes, charismatiques, fondamentalistes et néo-charismatiques. Tout ça c’est la même mauvaise soupe servie dans des bols différents. Avec 660 millions de clients naïfs dans le monde, cette idéologie s’exporte depuis les États-Unis avec la même arrogance que leur politique étrangère.

Ce mouvement est né dans les entrailles du protestantisme au XVIe siècle avant de se muter en industrie aux États-Unis. Et comme toute bonne industrie américaine, il s’est doté d’un produit phare, d’un marché, d’une stratégie de communication et d’un modèle économique. Le produit c’est le Salut. Le marché c’est ta détresse. La stratégie de communication c’est la peur de l’enfer. Et le modèle économique c’est tout simplement du génie criminel. Et tout ça sans payer un centime d’impôts. Parce que c’est de la religion. Et que la religion c’est sacré. Enfin, à ce qu’il parait.

Le puritanisme sexuel évangélique ou l’art de la morale à deux vitesses

Ah, le sexe ! Leur obsession absolue. Leur fonds de commerce émotionnel. Leur arme de destruction massive contre la liberté individuelle. Ces gens passent littéralement leur vie à te dire comment baiser, avec qui, dans quelle position, et surtout pourquoi tu vas brûler en enfer si tu t’y prends mal. Sauf qu’entre la morale qu’ils prêchent et la vie qu’ils mènent, il y a un gouffre tellement profond qu’on pourrait y faire disparaître plusieurs jets privés de leurs dirigeants qui n’ont rien de très divin.

Jimmy Swaggart. Alias le croisé. Le tonnerre de Dieu contre l’adultère et la fornication. Celui qui avait publiquement détruit ses collègues télé-évangélistes pour leurs écarts sexuels. Chopé avec une prostituée dans un motel miteux. Sa réaction ? Des larmes de crocodile en direct à la télé. “J’ai péché.” Le lendemain il recommençait. Sand doute pour démontrer les vertus du pardon.

Ted Haggard. Président de l’Association Nationale des Évangéliques. Visitait régulièrement la Maison Blanche. Visitait aussi régulièrement un prostitué gay qui lui fournissait de la crystal meth. Sa réaction quand le scandale est sorti ? Il a prétendu que ses tendances homosexuelles venaient d’une agression sexuelle dans son enfance. C’est dramatique certes. Mais est-ce une raison pour être un gros hypocrite et faire du mal aux autres ? Des séances chez un bon psychologue auraient été préférables à un camouflage mystique.

Jim Bakker. Un empire télévisuel chrétien, un parc d’attractions biblique et des millions de fidèles. Il a acheté le silence d’une employée après l’avoir agressée sexuellement. Avec l’argent des dons bien sûr. Pourquoi se priver ? Tant qu’il y a des crédules autant en profiter à fond.

Je m’arrête là, parce que la liste est énorme ! Ce ne sont donc pas des accidents. C’est carrément structurel. La cause en est que la frustration produit exactement le genre de personnalité tordue que l’on vient de décrire. Mais le vrai crime ce n’est pas leur hypocrisie personnelle. Le vrai crime c’est ce qu’ils font aux autres. Comme par exemple les thérapies de conversion intolérables pour “guérir” les homosexuels qui sont condamnées par l’ensemble de la communauté médicale comme étant une torture psychologique. Sans parler de l’abstinence imposée comme seule éducation sexuelle. Avec pour effet une explosion des grossesses non désirées d’adolescentes dans les États où ils ont le pouvoir. Et au bout de leur délire il y a bien sûr le péché absolu de la transidentité. Mais qu’ils aillent tous se faire cuire le cul ! Parce que force est de constater que plus ils prêchent la pureté et plus leur casier est chargé. Retiens bien cette notion. Tu vas voir qu’elle ne souffre d’aucune exception.

Faux miracles évangéliques : Dieu guérit, mais faut payer d’abord sinon il ne peut rien faire

Le business de la guérison divine c’est le truc le plus ignoble de tout l’arsenal évangélique. Parce que là on ne cible plus n’importe qui. On cible les malades. Les désespérés. Ceux qui ont épuisé toutes les options. Ceux qui n’ont plus rien à perdre sauf leurs derniers billets.

Le mécanisme est d’une simplicité diabolique. Tu es malade, tu n’as pas les moyens de payer un médecin, ou le médecin t’a dit qu’il ne peut plus rien faire… Et voilà qu’un type en costume trois pièces te dit que Dieu peut tout. Alors il pose les mains sur toi. La salle hurle ! Tu tombes en transe. Alléluia ! Tu es guéri ! Maintenant tu peux sortir le fric. Et si ça ne fonctionne pas ? C’est forcément de ta faute. Tu n’as pas assez la foi. Ou tu n’as pas assez donné. La boucle est bouclée, le pigeon est plumé et le prédicateur repart en jet privé.

Benny Hinn avec ses “Miracle Crusades”. Des stades entiers remplis de gens malades, souvent en fauteuil roulant. Cela donne des scènes de guérison spectaculaires soigneusement mises en scène. Sauf qu’un panel de médecins indépendants a épluché des centaines de cas. Résultat : Zéro preuve d’une seule guérison réelle. Malgré ça, les dons continuent. C’est juste abject !

Morris Cerullo à Londres en 1992. Il monte sur scène, désigne une fillette atteinte d’un cancer et proclame solennellement qu’elle est guérie par la grâce de Dieu devant des milliers de personnes. La fillette est morte deux mois plus tard. Cerullo n’a jamais présenté la moindre excuse. Pourquoi s’excuser ? C’est Dieu qui avait décidé. C’est pratique, il est aux abonnés absents.

Oral Roberts. Celui-là a atteint des sommets dans le genre. Il annonce en direct à la télévision que Dieu va “le rappeler à lui” si ses fidèles ne lui envoient pas 4,5 millions de dollars avant le 31 mars. Du chantage à la mort divine. En prime time ! Des gens ont vendu leurs meubles pour lui envoyer des chèques. Ça me fait penser à un gars assez odieux que j’ai croisé sur un marché. Il m’avait dit, tu peux vendre n’importe quelle merde. Si c’est bien emballé, tu trouveras toujours quelqu’un pour te l’acheter.

Mais quels sont les effets réels derrière ces spectacles pathétiques ? Des gens arrêtent leurs traitements médicaux parce qu’ils se croient guéris. Des enfants meurent parce que leurs parents ont choisi la prière plutôt que l’insuline… Ce n’est donc pas sans conséquences dramatiques. C’est juste de l’homicide par manipulation. Et pendant ce temps ces organisations sont exonérées fiscalement, protégées par la liberté religieuse, et totalement hors de portée de la justice dans la plupart des États américains.

Scandales financiers évangéliques : Jésus était pauvre, ses représentants beaucoup moins

Rappelons les faits. Selon la légende, Jésus était sans domicile fixe, sans le sous et il se déplaçait à pied ou sur un âne. Son dernier repas était un dîner communautaire à base de pain et de vin. Et il a fini cloué sur une croix, sans un seul centime. En revanche, ses représentants américains ont un goût du luxe très affirmé.

Le moteur de toute cette machinerie s’appelle le Prosperity Gospel. L’évangile de la prospérité. Le concept est d’une audace machiavélique : Dieu veut que tu sois riche. Donc si tu donnes de l’argent à ton pasteur, Dieu te le rend au centuple. Et si tu es toujours pauvre c’est que tu n’as pas assez donné. Ou une fois de plus pas assez la foi. Au final, le racket est béni et l’arnaque est protégée par la Constitution américaine.

Les chiffres donnent le vertige ! Les recettes annuelles de la télé-évangélisation américaine approchent les 2 milliards de dollars par an. Le tout exonéré d’impôts. Sans comptes à rendre. En 2003 une étude révèle que sur 17 télé-évangélistes passés au crible, un seul était membre d’un organisme de contrôle financier. Un seul sur dix-sept ! Alors on va faire un petit tour du propriétaire.

Kenneth Copeland. Propriétaire d’une flotte de jets privés ! Quand un journaliste lui a demandé pourquoi il ne vendait pas ses avions pour aider les pauvres, il a répondu sans ciller qu’il ne pouvait pas voyager dans un tube rempli de démons. Les démons en question étant apparemment les passagers des vols commerciaux.

Creflo Dollar. Son nom c’est son programme 🙂 Il a demandé à chacun de ses fidèles de donner 300 dollars pour lui offrir un jet Gulfstream à 65 millions de dollars. Pas pour des missions humanitaires. Juste pour lui ! Mais entre temps il a été arrêté pour avoir agressé sa fille de 15 ans. Dieu lui a pardonné. La justice américaine aussi, apparemment. Et c’est ces gens qui viennent parler de perversité ! Quelle bande de malades mentaux !

Jim Bakker. A la tête d’un empire télévisuel. Propriétaire d’un parc d’attractions chrétien qui est le troisième le plus visité des États-Unis derrière Disney et Disneyland. Mais aussi de plusieurs manoirs et de voitures de luxe. Le tout en détournant 1,3 million de dollars des fonds de son ministère pour couvrir ses dépenses personnelles. Cerise sur le gâteau, il a utilisé 279000 dollars de dons pour acheter le silence d’une employée qu’il avait agressée sexuellement. Condamné à 45 ans de prison, il est sorti au bout de 5 ans grâce à une réduction de peine. La suite de l’histoire vaut le détour ! Aujourd’hui il est de retour sur les écrans, toujours souriant et toujours en direct. Sauf qu’il a abandonné l’évangile de la prospérité pour se reconvertir dans la vente d’équipements pour survivre à l’apocalypse. Mais quelle honte !

Joel Osteen. Le plus riche de tous ! Sa megachurch de Houston accueille 45000 personnes par semaine dans une ancienne salle de sport. Pendant l’ouragan Harvey en 2017, Houston était sous les eaux. Osteen a gardé les portes de son église fermées pendant deux jours. Probablement qu’il craignait trop de dégâts sur la moquette. Bel exemple de charité chrétienne !

Benny Hinn, Joyce Meyer, Eddie Long, Kenneth Copeland. En 2007 le sénateur Chuck Grassley ouvre une enquête sur ces six télé-évangélistes pour malversations financières. Rolls-Royce, jets privés, manoirs, vacances de luxe… tout était payé par les dons des fidèles. L’enquête n’a abouti à aucune condamnation. Parce que la liberté religieuse faut pas y toucher.

L’évangélisme et le racisme : La croix d’un coté et le capuchon blanc de l’autre

Soyons directs. Une partie significative de l’évangélisme américain n’a jamais vraiment rompu avec le racisme. Pas le racisme honteux qu’on cache sous le tapis. Le racisme théologique qui serait censé être béni par les saintes Écritures selon eux.

Retour en arrière pour mieux comprendre ce phénomène. Pendant des décennies des pasteurs du Sud américain ont utilisé la Bible pour justifier l’esclavage, puis la ségrégation. La Southern Baptist Convention, la plus grande dénomination protestante des États-Unis, a été fondée en 1845 précisément pour défendre le droit de posséder des esclaves. Elle a attendu 1995 pour présenter des excuses officielles.

Le Ku Klux Klan n’était pas une organisation antichrétienne. C’était au contraire une organisation profondément chrétienne. Les croix qu’ils brûlaient sur les pelouses des familles noires étaient des symboles religieux. Les pasteurs bénissaient les lynchages. Les réunions commençaient par des prières. Ceci n’est pas une réinterprétation malveillante de l’histoire. Ce sont des faits largement documentés.

Aujourd’hui le racisme s’est habillé en Christian Nationalism. La thèse est simple et terrifiante : les États-Unis sont une nation chrétienne et blanche, fondée par des chrétiens blancs, pour des chrétiens blancs. Tout le reste est une déviation qu’il faut corriger. Ces gens sont représentés au Congrès américain. Ils influencent la Cour Suprême. Ils ont des militants armés. Pour ce qui est de l’amour de son prochain une fois de plus ça laisse grandement à désirer.

Et les megachurches dans tout ça ? Vas faire un tour dans n’importe quelle grande megachurch américaine un dimanche matin. Tu constateras que malgré cinquante ans de discours sur l’amour universel et la fraternité chrétienne, elles restent massivement ségrégées de facto. Les Noirs prient avec les Noirs. Les Blancs prient avec les Blancs. D’ailleurs, Martin Luther King disait que le dimanche matin à 11 heures est l’heure la plus ségrégée de l’Amérique. Soixante ans plus tard c’est toujours aussi vrai.

Le sionisme évangélique ou comment provoquer l’apocalypse pour faire revenir Jésus ?

Voilà un truc que beaucoup de gens ne comprennent pas. Pourquoi des chrétiens évangéliques américains sont-ils les soutiens les plus fanatiques d’Israël ? Plus que beaucoup de juifs eux-mêmes ? Pourquoi ont-ils poussé Trump à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ? Pourquoi financent-ils massivement la colonisation en Cisjordanie ?

Par amour du peuple juif ? Non ! La réponse est théologique et elle est complètement délirante. Ces gens croient au Rapture. Le retour imminent du Christ. Et selon leur lecture de l’Apocalypse de Jean, ce retour ne peut se produire qu’à des conditions précises : Israël doit contrôler l’intégralité de la Terre Promise, le Temple de Jérusalem doit être reconstruit sur l’esplanade des mosquées et une grande guerre apocalyptique doit éclater au Moyen-Orient. Joli programme de psychopathes !

Autrement dit ils soutiennent Israël uniquement parce qu’ils ont besoin qu’Israël joue son rôle dans leur scénario de fin du monde. Les juifs dans cette histoire sont de simples figurants. Des accessoires de théologie. Une fois le Christ revenu de ses vacances dans la 5ème dimension, selon leur doctrine, ceux qui n’auront pas accepté Jésus comme sauveur seront de toute façon condamnés. Ce qui inclut de facto la totalité des juifs pratiquants. C’est paradoxal mais c’est un soutien à Israël qui est en réalité une forme d’antisémitisme eschatologique. On t’utilise pour déclencher l’apocalypse et ensuite on te condamne pour l’éternité.

L’influence politique de cette folie est concrète et massive. Des dizaines de millions d’évangéliques américains votent en fonction de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Des organisations comme Christians United for Israel pèsent directement sur les décisions de la Maison Blanche. John Hagee, leur chef de file, a rencontré Trump et Netanyahu. Et à peu près tous les dirigeants israéliens de droite. Évidemment pas pour la paix. Juste pour accélérer le calendrier de l’apocalypse. Wahou ! Quel programme !

On est donc dans une situation ubuesque où la politique étrangère de la première puissance mondiale est partiellement influencée par des gens qui attendent activement la fin du monde et font tout pour la précipiter. Il serait peut-être temps de se réveiller ! Et surtout d’agir pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Évangéliques et politique : Quand la mafia théocratique prend le pouvoir

On va être clairs. Ces gens ne sont pas des illuminés marginaux qui prêchent dans leur coin. Ils sont au cœur du pouvoir. Ils ont des élus, des juges, des généraux et des conseillers présidentiels. Et ils ont un agenda politique bien précis qui n’a rien à envier aux pires théocraties qu’ils prétendent combattre.

Les États-Unis dans le cœur du problème

Tout commence avec Reagan. Le premier président américain à courtiser officiellement les évangéliques comme base électorale organisée. Le pacte fondateur c’est qu’en échange de leurs votes il leur offre une oreille attentive sur l’avortement, la prière à l’école et la croisade anticommuniste habillée en guerre sainte. Le mariage entre l’évangélisme et le Parti Républicain est consommé. Ils n’ont jamais divorcé depuis.

Pat Robertson, un télévangéliste, fondateur de la Christian Broadcasting Network, candidat à la présidentielle républicaine en 1988 fut battu. Qu’à cela ne tienne ! Il fonde aussitôt la Christian Coalition et continue à peser sur la politique américaine sans jamais avoir été élu par personne. La démocratie c’est bien, mais imposer un pseudo royaume de Dieu c’est mieux.

Jerry Falwell et sa Moral Majority. Une machine politique déguisée en mouvement religieux qui a contribué à façonner le Parti Républicain tel qu’on le connaît aujourd’hui. Anti-avortement, anti-LGBTQ, pro-armes et pro-peine de mort. Toute cette haine serait censée être bénie par les Écritures.

Avec Trump. Paula White, télé-évangéliste prosperity gospel, femme trois fois mariée et trois fois divorcée, conseillère spirituelle officielle à la Maison Blanche. Nommée au sein du Bureau de la Liaison avec la Foi. Des illuminés ont voté Trump à 80% parce qu’il leur a promis des juges conservateurs à la Cour Suprême. Ils les ont eus et Roe v. Wade est tombé. Mission accomplie.

Les Dominionistes et le mouvement des Seven Mountains. Le projet le plus explicitement totalitaire qui soit. Ils veulent prendre le contrôle des sept sphères d’influence de la société : le gouvernement, l’éducation, les médias, l’économie, la famille, les arts et la religion. Pas métaphoriquement. Mais littéralement ! Avec des militants formés, financés et déployés dans chacune de ces sphères. C’est un projet de conquête du pouvoir absolu habillé en vocabulaire religieux.

L’exportation de ce fléau social au Brésil

Passons à présent au laboratoire sud-américain. Bolsonaro n’est pas arrivé au pouvoir par hasard. Il a été porté par une coalition évangélique organisée, financée et mobilisée comme jamais. 70% des évangéliques brésiliens ont voté pour lui. En échange il leur a offert des ministères, des postes, une influence directe sur les politiques éducatives et culturelles du pays.

Les megachurches brésiliennes sont parmi les plus grandes du monde. L’Église Universelle du Royaume de Dieu possède un empire avec des chaînes de télévision, des banques et des grands centres commerciaux. Son fondateur Edir Macedo est milliardaire. Encore un miracle de l’évangile version prospérité tropicale.

Résultat concret de cette alliance entre évangélisme et pouvoir politique au Brésil : déforestation massive de l’Amazonie bénie par les pasteurs, peuples indigènes livrés aux missionnaires et aux exploitants miniers, droits des femmes et des LGBTQ attaqués frontalement, éducation sexuelle supprimée des programmes scolaires…

Partout le même schéma se reproduit. Les évangélistes convertissent les pauvres à leurs histoires à dormir debout, et ensuite ils font en sorte de traduire ça en votes en leur faveur. Ce n’est même plus de la religion. C’est juste de la politique avec un crucifix pour masquer un programme fasciste.

Prosélytisme évangélique en occident : La pénétration en douceur

Fini le missionnaire en costume qui sonne à ta porte avec sa Bible sous le bras. Trop visible, trop chiant, un vrai repoussoir. Ces gens ont donc compris que la conquête frontale ne fonctionne plus en occident. Alors ils ont changé de méthode. Maintenant ils font du soft power en venant s’installer tranquillement dans ton canapé, dans ton smartphone, dans la tête de tes gosses… Et ils sont très forts. Il faut le reconnaître.

Les films d’abord. Une industrie entière financée par des fondations évangéliques américaines aux moyens illimités. “God’s Not Dead”, “Heaven Is for Real”, “The Passion of the Christ”… Des productions bien foutues, bien distribuées, avec de vrais budgets marketing. L’agenda est soigneusement dissimulé derrière une apparence de cinéma grand public. Le spectateur lambda sort de la salle sans réaliser qu’il vient de se faire arroser de propagande religieuse pendant deux heures.

Les séries ensuite. Des dizaines de productions qui normalisent subtilement la prière, la soumission à l’autorité divine et les “valeurs familiales chrétiennes”. Pas de manière grossière. Mais très subtilement. Très progressivement. L’objectif étant la normalisation de ce qui est rétrograde.

Mais le truc le plus vicieux, le plus cynique, le plus impardonnable, c’est les dessins animés ! VeggieTales et ses légumes bibliques. Une kyrielle de productions ciblant les enfants de 3 à 8 ans. Avant qu’ils sachent lire, avant qu’ils puissent questionner, avant même que leur esprit critique existe. On leur installe le logiciel. On grave les fondations. Ensuite le reste suit tout seul. C’est du conditionnement pur, appliqué à des cerveaux qui n’ont aucun moyen de se défendre.

Et puis il y a les émissions de témoignages. Le format préféré des chaînes évangéliques. Un type ou une femme face caméra qui raconte comment il était alcoolique, violent, drogué, dépressif ou ruiné. Et puis il a trouvé Jésus. Et maintenant sa vie est magnifique. Arrêtons-nous là une seconde parce que ce truc mérite qu’on le démonte soigneusement.

Non ! Tu n’as pas arrêté de boire grâce à Dieu. Tu as arrêté parce que tu avais la volonté. Parce que tu as fait le travail. Parce que tu t’es levé un matin et que tu as décidé que ça suffisait. Parce que tu as souffert, résisté, rechigné, rechuté peut-être, jusqu’à aboutir à sortir de ton addiction. C’est toi qui as fait ça. Toi et personne d’autre. La religion t’a juste servi de béquille. Ce qui est son seul usage acceptable à la limite. Mais la béquille ne marche pas sans la jambe. Et la jambe c’est toi, pas Jésus !

Le tour de passe-passe est là et il est ignoble ! Ils s’approprient ta victoire personnelle. Ils te volent ton mérite. Ils effacent ta volonté pour la remplacer par leur dieu. Et ensuite ils te rendent dépendant de leur système pour maintenir ta sobriété. Autrement dit, tout est fait que tu reste dépendant d’eux pour toujours.

En occident cette infiltration s’accélère. Les réseaux sociaux sont saturés de contenu évangélique algorithmiquement favorisé. Des associations caritatives et des groupes de jeunes en apparence neutres servent de portes d’entrée vers le recrutement. Les campus universitaires sont quadrillés par des associations étudiantes évangéliques qui ciblent spécifiquement les étudiants isolés et fragilisés par leur première année loin de chez eux. Bref, ils ont compris ce que Coca-Cola sait depuis cent ans. Si tu n’as pas soif on va marteler le message jusqu’à ce que tu aies soif.

Prosélytisme évangélique en Afrique et au Maghreb : Les nouveaux missionnaires coloniaux

L’Afrique est le terrain de chasse privilégié des évangélistes. Sur ce point, on a affaire à du néocolonialisme religieux dans toute sa splendeur.

Le mécanisme est rodé depuis des siècles et n’a pas changé d’un iota. Tu arrives dans une communauté pauvre. Tu construis une école, un dispensaire, un puits… Tu distribues de la nourriture… Et, progressivement, subtilement, ou parfois pas subtilement du tout, au bout d’un moment tu conditionnes tout ça à la conversion. Et en faisant cela, tu détruis toutes les structures sociales traditionnelles. Tu remplaces les croyances ancestrales par du pentecôtisme made in USA. L’objectif ultime étant de créer une dépendance permanente envers ton organisation.

La New Tribes Mission, fut fondée aux États-Unis en 1942 avec pour objectif déclaré d’atteindre “la dernière tribu” sur terre. Leur newsletter décrivait sans honte les peuples autochtones comme des “petits sauvages bruns” dont la religion était “animée par des forces sataniques”. Au Paraguay sous la dictature de Stroessner ils ont organisé des chasses à l’homme dans les tribus non contactées. De nombreux autochtones furent tués, des communautés furent décimées par les maladies importées et des cultures millénaires effacées en quelques années. Et tout ça au nom de Jésus.

En Amazonie des missionnaires évangéliques tentent encore aujourd’hui de forcer le contact avec des peuples non contactés malgré les interdictions légales et les protestations des organisations de défense des droits indigènes. Leur logique est débile et terrifiante : Ces gens vont mourir un jour, autant qu’ils meurent sauvés.

Au Maghreb l’infiltration prend une forme différente mais la logique reste identique. Les missionnaires évangéliques américains ciblent particulièrement les populations berbères et kabyles en jouant habilement sur les revendications identitaires et les tensions avec le pouvoir arabe central. Dans ce cadre, la conversion au christianisme évangélique devient un acte de résistance culturelle. Mais vu le danger pour les missionnaires, le prosélytisme se fait plus discret, plus patient et plus sophistiqué. Les conversions sont souvent liées à des promesses d’aide matérielle ou de facilitation pour obtenir des visas vers l’occident.

Et sur ce sujet des méfaits des évangélistes en Afrique, j’ai une anecdote à partager. Il y a une quinzaine d’années, j’habitais dans un petit village situé dans le sud-ouest du Burkina Faso. Un jour, je suis allé au marché avec des amis burkinabés. A un moment, j’ai été intrigué par un attroupement. Des gens installaient des bancs et une sono. Alors je me suis approché pour voir ce que c’était. Un gars avec une très bonne élocution, visiblement un afro-américain endoctriné et très bien entraîné par sa secte, a commencé à parler dans un micro. Il prétendait guérir le sida, le cancer et toutes les autres maladies. Il promettait la richesse et la rédemption à tout ceux qui se tourneraient vers sa secte évangéliste. C’était tellement énorme qu’au départ j’étais estomaqué. J’ai d’abord pensé que c’était une pièce de théâtre tellement c’était grotesque. Mais au bout d’un moment, j’ai fini par réaliser que c’était un putain de missionnaire. Du coup, je n’ai pas pu me retenir. J’ai commencé par invectiver ce soi-disant représentant de Dieu. Mais le gars a voulu profiter de mon intervention pour se la jouer à la Charlie Kirk en me donnant la parole dans l’espoir de me ridiculiser. Pas de chance pour lui, je suis armé intellectuellement. De ce fait, tous ses éléments de langage sont tombés en poussière à vitesse grand V. Du coup, ce gars qui prêchait l’amour de son prochain a voulu me frapper 🙂 Mais je ne suis pas bon client pour ce genre de comportement. Alors je lui ai infligé une sérieuse correction. Et avec les amis on a chassé ces escrocs du village. Ce n’est qu’après que l’on m’a expliqué leur technique. En fait, après leur baratin de bonimenteurs, ils proposent aux gens d’acheter de petits fascicules pour la modique somme de 20$. Et pratiquement tout l’argent remonte aux USA pour engraisser des évangélistes millionnaires ! Quand tu sais que dans cette partie du monde la population vit en moyenne avec moins de 1$ par jour il y a de quoi enrager. Voilà ce que font les évangélistes en Afrique. Et les autres religions ne sont pas en reste pour arnaquer la population. On aura l’occasion d’en reparler.

Et pendant qu’on y est, parlons de leur croisade anti-LGBT en Afrique. Parce que quand ils ont compris qu’ils perdaient la bataille aux États-Unis sur le mariage homosexuel, ces gens ont décidé d’exporter leur haine ailleurs.

Les résultats sont concrets et terrifiants. En Uganda la prison à vie pour tout acte homosexuel et la peine de mort pour “homosexualité aggravée”. Au Ghana, au Kenya, en Tanzanie, au Nigeria, au Sénégal des lois similaires votées ou en cours. En tout ce sont 33 pays africains sur 55 où l’homosexualité est criminalisée, passible d’emprisonnement ou de mort.

Derrière ces lois il y a de l’argent américain. Beaucoup d’argent ! Plus de 70 millions de dollars déversés en Afrique par des groupes évangéliques de droite pour financer cette croisade homophobe. Family Watch International organise des conférences interparlementaires dans une douzaine de pays africains pour former des élus locaux et pousser des législations anti-LGBT. Scott Lively débarque à Kampala en 2009 pour haranguer directement le parlement ougandais en faveur du projet de loi “Kill the gays”. La Billy Graham Evangelistic Association, Focus on the Family et consorts ouvrent leurs chéquiers. Pas pour construire des écoles ou des dispensaires. Juste pour convaincre des gouvernements de condamner à mort des êtres humains innocents qui leur déplaisent.

Le plus ignoble dans tout ça c’est que ces mêmes groupes nient publiquement tout lien avec ces législations tout en posant fièrement en photo avec les présidents corrompus qui les signent.

Et voici le comble de l’ironie historique : l’homosexualité était présente et largement tolérée dans de nombreuses sociétés africaines précoloniales. C’est la colonisation britannique qui a introduit les lois criminalisant les actes homosexuels. Les évangéliques américains ont simplement repris le flambeau colonial en le rebaptisant valeurs chrétiennes. Je souhaite qu’un jour prochain tous ces salauds soient jugés et qu’ils payent pour leur crime.

Mais au fait, il y a quoi dans le bouquin des évangélistes ?

Dans le mot évangélique il y a évangile. Alors faisons quelque chose de radical ! Ouvrons ce bouquin ensemble et voyons ce qu’il dit vraiment. Parce que visiblement ces gens ne l’ont pas lu. Ou alors ils l’ont lu et ils s’en foutent. Ce qui est encore plus grave.

Premier constat dévastateur sur l’homosexualité. Leur obsession absolue. Leur fonds de commerce moral. La chose qu’ils condamnent avec le plus de véhémence, le plus d’hystérie et le plus de haine assumée. Dans les quatre évangiles l’homosexualité n’est mentionnée exactement que zéro fois. Pas une ligne. Pas une allusion. Pas un sous-entendu. Jésus n’en parle jamais.

Alors d’où vient cette obsession ? De Paul. Pas de Jésus. De Paul et de ses épîtres qui ont été écrits dans un contexte culturel gréco-romain du premier siècle qui n’a strictement rien à voir avec la réalité moderne. Ce qu’il faut retenir c’est que Paul utilise deux termes grecs dont la traduction est aujourd’hui farouchement débattue, même parmi les théologiens chrétiens les plus sérieux. Le premier “malakos” signifie littéralement “mou”, “efféminé” dans le sens romain du terme, sans référence sexuelle explicite. Le second “arsenokoitai” est un mot que Paul semble avoir carrément inventé et qui désignait vraisemblablement des pratiques de prostitution masculine ou de pédérastie, autrement dit des relations d’exploitation et de domination et non des relations consenties entre adultes.

Donc, le concept d’homosexualité classique n’existait tout simplement pas dans la tête de Paul. Ces évangéliques condamnent donc quelque chose que leur propre texte sacré ne condamne pas. Du moins pas comme ils le prétendent.

Même chose pour l’avortement. Sujet sur lequel ils ont construit des décennies de mobilisation politique, renversé Roe v. Wade pour criminaliser des millions de femmes. Dans toute la Bible, Ancien et Nouveau Testament confondus, le mot avortement n’apparaît pas une seule fois. Pas une ! C’est donc une construction idéologique moderne habillée en commandement divin. Un mensonge théologique au service d’un projet politique qui consiste à renforcer le patriarcat.

Et le Prosperity Gospel, leur modèle économique central, l’idée que Dieu veut que tu sois riche et que donner de l’argent au pasteur te rendra prospère ? Jésus dit exactement le contraire. Matthieu 19:24 : “Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.” Difficile d’être plus clair. Kenneth Copeland et ses jets privés apprécieront.

Maintenant regardons ce qui EST dans l’évangile et que ces gens ignorent royalement.

Matthieu 7:1 : “Ne jugez pas afin de ne pas être jugés.” Verset apparemment inconnu de la totalité des fondamentalistes américains qui passent leur temps à juger, condamner et exclure tout ce qui ne rentre pas dans leur moule.

Matthieu 6:24 : “Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent.” Verset que la totalité des télé-évangélistes américains a manifestement arraché de ses bibles avant usage.

Et le plus dévastateur de tous. Matthieu 7:15-16, les paroles de Jésus lui-même : “Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez”.

À leurs fruits : Jets privés. Miracles bidons. Fidèles ruinés. Enfants endoctrinés. Peuples indigènes décimés. Politiques théocratiques. Voilà les fruits pourris des évangélistes !

Bref, le problème n’est pas que ces gens soient de mauvais chrétiens. Le problème c’est plutôt qu’ils ne sont pas chrétiens du tout. Ce sont juste des entrepreneurs du sacré qui ont trouvé dans la religion le business model parfait. Si tant est qu’il ait existé, Jésus les aurait foutus dehors à grands coups de sandales.

Conclusion : Ni Dieu, Ni Maîtres !

Je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne je suis une personne tranquille. Comme je l’ai déjà mentionné, je n’ai absolument aucun problème avec celles et ceux qui ont une spiritualité et qui ne l’impose pas aux autres. En revanche, je n’ai aucune indulgence concernant les escrocs qui essayent de nous forcer à avaler des couleuvres. Et je peux rapidement perdre patience avec des gens qui s’attaquent à nos droits fondamentaux. Donc, tous les religieux peuvent remballer leurs histoires d’enfer et de paradis, je n’ai pas besoin de religion pour avoir une morale. Je préfère de loin être libre que d’être l’esclave de fables invraisemblables. Voilà qui est dit !

Maintenant, si on veut se débarrasser de l’obscurantisme cela passe par la mise en lumière. Il faut se réveiller et reconquérir le terrain perdu ! Pour ce faire, le plus largement possible, il faut dénoncer tous ces imposteurs qui prétendent parler au nom d’un vieux monsieur barbu qui habite dans le ciel. Tout ce cirque a assez duré ! S’ils n’aiment pas les homosexuels qu’ils ne fréquentent pas d’homosexuels. S’ils sont contre l’avortement qu’ils n’avortent pas. S’ils n’aiment pas les anarchistes qu’ils se rassurent c’est réciproque. Mais qu’ils nous foutent la paix une bonne fois pour toutes ! Alors pour la suite c’est très simple. Tu peux déjà commencer par partager le plus largement cet article sous la forme que tu veux. Ensuite, sois un média ! Il faut que l’on soit des milliers à faire le maximum pour que la honte change de camp. C’est possible ! Ensemble on va y arriver. A très bientôt pour de nouvelles aventures et en attendant la suite petit conseil lecture : Dieu et l’État de Mikhaïl Bakounine.

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