Bientôt des images choc sur les bouteilles d’alcool ? Et si ce souhait devenait une réalité…

Pas de morale à deux balles ici. Juste des faits qui sont autant de tragédies. Des millions de vies sont brisées chaque année par un liquide psychoactif légal. On veut bien sûr parler de l’alcool qui est une substance néfaste et très fortement addictive que beaucoup de personnes refusent de nommer pour ce qu’elle est. C’est-à-dire : une drogue dure ! Et tu pourras constater par la suite qu’il n’y a aucune aucune ambiguïté à ce sujet. Mais bizarrement, dans nos sociétés occidentales, il est bien plus acceptable d’être appelé alcoolique que toxicomane alors qu’il n’y a strictement aucune différence entre les deux.
Chaque année, le Dry January fait office de révélateur brutal. De nombreuses de personnes à travers le monde découvrent une réalité qu’elles refusaient de voir en face… Elles ont un sérieux problème avec l’alcool. Un mois sans boire. Trente petits jours. Et là, surprise ! Ce qui devait être un simple défi devient une épreuve.
Et si on faisait pression pour obliger à mettre des images choc sur les bouteilles d’alcool ?
Tu connais les paquets de cigarettes avec les photos de poumons nécrosés, de gorges bouffées par le cancer, de cadavres à la morgue ? Toutes ces images dégueulasses qui te fixent depuis le comptoir du bureau de tabac ? Pour le tabac, on a eu le courage de montrer la réalité. Alors pourquoi pas la même chose pour l’alcool ?
Imaginons deux secondes que l’on applique le même traitement aux bouteilles de vin, de bière, de whisky et autres boissons alcoolisées. Sur l’étiquette de ta bouteille de cabernet à 15 balles, une photo d’accident de voiture avec le conducteur désincarcéré. Sur ta bouteille de bourbon, le visage tuméfié d’une femme battue par son mari bourré. Sur ton pack de bières, une cirrhose du foie en gros plan. Et pourquoi pas un type viré de son boulot pour ébriété ? Une famille détruite ? Un enfant placé parce que ses parents picolent trop ?
Les images choc sur les paquets de clopes, ça fonctionne. Les études le prouvent. L’attractivité du produit chute, les gens réfléchissent avant d’acheter, et certains arrêtent. Mais surtout, ces images ont le mérite d’être honnêtes. Elles montrent ce que tu achètes vraiment. Pas un lifestyle, pas une ambiance, pas du rêve. Uniquement la réalité.
Et tant qu’on y est, poussons le délire jusqu’au bout avec des bouteilles standardisées. Toutes identiques. Même forme, même couleur merdique, même typographie. Fini les packagings sexy, fini le marketing glamour, fini les bouteilles design qui décorent les vitrines des bars branchés. Juste de l’alcool. Juste une drogue. Avec la gueule qui doit aller va avec.
Tu trouves ça extrême ? Je peux le comprendre. Toucher à l’alcool ? C’est presque toucher au sacré. Et c’est précisément le fond du problème. Mais prends juste quelques minutes pour aller jusqu’au bout de cet article et il est fort possible que tu changes d’avis.
Le glamour de l’alcool c’est juste l’arnaque marketing du siècle
Le vin, ce n’est pas de l’alcool. C’est du patrimoine. C’est de la culture. C’est le sang du Christ à ce qu’il parait ! Depuis des siècles, la religion catholique a sanctuarisé cette drogue au point de la rendre intouchable. Le vin, ce serait divin. Littéralement. Et cette sacralisation a imprégné toute la société occidentale. De ce fait, on ne boit pas un verre de rouge, on célèbre un terroir, on honore une tradition, on perpétue un art de vivre. Quel magnifique enfumage !
Et le business l’a bien compris. Le vin comme investissement, tu connais ? Des bouteilles à 10000, 50000, 100000 euros qui dorment dans des caves climatisées en attendant de prendre de la valeur. On spécule sur une drogue. On place son fric dans un produit qui détruit des vies. Mais c’est pas grave, c’est du grand cru millésimé, c’est la classe.
Côté marketing, les industriels de l’alcool sont des génies. Ils ne vendent pas un produit, ils vendent du rêve. George Clooney et sa tequila, Depardieu et ses vignobles, The Rock et sa tequila, Diddy et sa vodka… Les stars ne se contentent plus de prêter leur image, elles produisent leur propre came. Et toi, quand tu achètes leur bouteille, tu n’achètes pas de l’alcool. Tu achètes un bout de leur succès. Un fragment de paillettes. Une part de rêve. A la manière d’un parfum censé te sublimer. La bonne blague !
Le summum du ridicule, c’est en boîte de nuit. Les bouteilles qui débarquent sur la table VIP avec des cierges magiques plantés dedans, portées à bout de bras par des serveuses sexualisées au maximum pendant que le DJ balance un drop. Tout le monde regarde. Tout le monde est censé être impressionné. Le mec qui commande, se pavane du genre : Regarde, j’ai le pouvoir, j’ai l’argent. Tout ça parce qu’il vient de claquer 10000 balles pour une bouteille de champagne. C’est clair que cet étalage de connerie c’est tout de suite autre chose qu’un bon smoothie à 10 euros. Sauf que si tu achètes une bouteille à 10000 balles pendant que des gens crèvent de froid et de faim dehors ? T’es juste un gros connard et non un winner !
Mais le glamour, c’est superficiel. Tu sais ce qu’il reste après les cierges magiques et les flashs des téléphones ? Les comas éthyliques, les accidents de la route, les violences, les viols, les vies détruites… Mais ça, bizarrement, ça ne fait jamais de story sur Instagram.
L’alcool qui serait forcément synonyme de fête ? Ça aussi c’est l’arnaque du siècle !
On te l’a martelé toute ta vie ! Pas de fête réussie sans alcool. Pas de BBQ entre potes sans bières fraîches. Pas de mariage sans champagne. Pas de nouvel an sans coupes qui trinquent. Pas de soirée digne de ce nom sans quelques verres. L’équation est gravée dans le marbre : Alcool = Convivialité, Alcool = Bons moments, Alcool = Fête. Sauf que c’est juste du gros foutage de gueule.
Tu veux la vérité ? Tout le monde, absolument tout le monde, a vu au moins une fois dans sa vie une fête gâchée à cause de l’alcool. L’oncle bourré qui fait un scandale au mariage. Le pote qui vomit sur la banquette arrière. La soirée qui finit aux urgences. Le couple qui s’engueule et se dit des trucs irrattrapables. Les insultes. Les bagarres. Les pleurs. Les conneries insensées. Ça, c’est la réalité de l’alcool en soirée. On est donc très loin des pubs avec les gens soi-disant stylés qui rigolent sur une plage exotique au soleil couchant avec un verre de mojito à la main.
Et pourtant, on continue à nous vendre cette fable. On continue à croire que sans alcool une fête est forcément ratée, ennuyeuse et triste. Que les gens qui ne boivent pas sont des rabat-joie. La pression sociale est donc énorme. Si tu n’as pas un verre à la main on te regarde bizarrement. On te demande pourquoi. Bref, on te fait comprendre que tu n’es pas normal.
Mais la vérité c’est que des millions de personnes font la fête sans alcool. Des fêtes où personne ne finit la tête dans la cuvette des chiottes. Des fêtes où personne ne dit des horreurs qu’il regrettera le lendemain. Des fêtes dont on se souvient vraiment. Ces fêtes ne sont pas moins réussies. Elles sont juste beaucoup moins dangereuses pour tout le monde.
Ce que l’alcool fait vraiment à ton corps
Quand on parle d’alcoolique, on visualise tous la même image. Le poivrot défoncé H24, le gros bide, le nez rouge, la démarche titubante, la bouteille de vinasse planquée dans un sac en papier. Le clochard sous le pont. Le cas social. Bref, pas toi. Pas tes potes. Pas les gens bien.
Sauf que l’alcool n’a rien à foutre de ton statut social, de ton compte en banque ou de ton apparence. Même à faible dose, même de façon « raisonnable », même juste le week-end, voilà ce que cette saloperie fait à ton organisme : L’alcool est un toxique. Ce n’est pas une opinion personnelle, c’est de la biochimie. Quand tu bois, ton foie se met en mode urgence pour éliminer cette merde le plus vite possible. Pour ce faire, il transforme l’éthanol en acétaldéhyde qui est une substance classée cancérigène. Ton propre corps fabrique donc du poison pour se débarrasser d’un autre poison. Magnifique ! N’est-ce pas ?
Le foie, parlons-en ! C’est lui qui prend le plus cher. Stéatose hépatique, hépatite alcoolique, cirrhose, cancer. Certes, le processus est lent et silencieux. Mais quand les symptômes apparaissent, c’est souvent trop tard. Et le foie n’est pas le seul à morfler. Il y a aussi le cerveau. L’alcool détruit les neurones, bousille la mémoire, favorise la dépression et l’anxiété. Concernant le cœur, hypertension, arythmie et cardiomyopathie. Quant au système digestif, gastrites, ulcères et pancréatites. Et bien sûr les cancers ! Bouche, gorge, œsophage, foie, sein, côlon… La liste est longue. L’alcool est impliqué dans plus de 200 maladies différentes. Rien que ça !
Et le mythe du « un verre par jour, c’est bon pour la santé » ? Un concentré de connerie à l’état pur. Les dernières études scientifiques sont toutes formelles : Il n’existe pas de seuil de consommation sans risque. Absolument aucun. Le premier verre fait déjà des dégâts. Le fameux « French paradox » avec le petit verre de vin rouge qui protège le cœur ? C’est un mensonge savamment entretenu par les lobbies viticoles. Les bénéfices cardiovasculaires supposés sont largement annulés par les risques de cancer. Tu ne protèges rien du tout. Tu joues juste à la roulette russe avec ton organisme.
L’alcool est une drogue dure. Voici le classement des drogues qui remet tout en cause
En 2010, le professeur David Nutt et son équipe publient dans la prestigieuse revue médicale The Lancet une étude qui aurait dû faire l’effet d’une bombe. Il s’agit d’une analyse comparative de la dangerosité de 20 substances psychoactives, drogues légales et illégales confondues. Les drogues sont évaluées selon 16 critères : dommages physiques, dépendance, impact social, mortalité, criminalité associée…
Le résultat est sans appel ! L’alcool arrive largement en tête. C’est la substance la plus dangereuse de toutes. Devant l’héroïne. Devant le crack. Devant la méthamphétamine.
Voici le classement sur une échelle de 0 à 100 :
- Alcool : 72
- Héroïne : 55
- Crack : 54
- Méthamphétamine : 33
- Cocaïne : 27
- Tabac : 26
- Amphétamines : 23
- Cannabis : 20
- GHB : 18
- Benzodiazépines : 15
- Kétamine : 15
- Ecstasy : 9
- LSD : 7
- Champignons : 5
Tu as bien lu ! L’alcool, que tu peux acheter au supermarché du coin à n’importe quelle heure est classé comme étant plus dangereuse que l’héroïne, le crack et la coke réunis. Et le LSD et l’ecstasy, ces drogues diabolisées durant des décennies de propagande se retrouvent tout en bas du classement. Presque inoffensives comparées à ton apéro du samedi soir.
Et David Nutt, il lui est arrivé quoi après avoir publié cette étude ? Il a tout simplement été viré de son poste de conseiller du gouvernement britannique sur les drogues. Remercié pour avoir dit la vérité. Toujours la même histoire de la science face aux lobbies… Tu connais la fin de l’histoire.
Ceci dit, ces chiffres ne sortent pas de nulle part. Ils sont largement confirmés par l’Organisation Mondiale de la Santé. En 2024, l’OMS estime que l’alcool est responsable de 2,6 millions de morts par an dans le monde. Soit 4,7% de tous les décès. Soit un mort toutes les 12 secondes.
Et derrière ces morts, il y a toute une montagne de drames. Plus de 30% des violences conjugales impliquent l’alcool. Plus de 50% des violences sexuelles en milieu étudiant surviennent sous emprise. Un tiers des accidents de la route mortels ont l’alcool pour facteur. Sans parler des licenciements, des divorces, des enfants placés, des gens qui deviennent SDF, des vies détruites qui n’entrent dans aucune statistique. On ne se lassera donc pas de le répéter, l’alcool est une drogue dure. Les chiffres le prouvent. Mais on continue à faire semblant de ne pas le voir. Peut-être par simple atavisme. Peut-être par pression sociale. Peut-être à cause du marketing. Ou même ces trois causes à la fois.
Pourquoi l’alcool reste légal ? Il suffit de suivre l’argent…
Si l’alcool est si dangereux, alors pourquoi il est en vente libre presque partout sur la planète ? Pourquoi on peut en acheter au supermarché, à la station-service, au stade, à l’aéroport, dans les distributeurs automatiques de certains pays ? Pourquoi cette drogue dure bénéficie d’un traitement de faveur que l’on n’accorderait jamais à l’héroïne ou à la cocaïne ? La réponse tient en un mot : L’argent. Beaucoup d’argent !
L’industrie de l’alcool, c’est plus de 1500 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Un mastodonte économique. Un colosse aux pieds solidement ancrés dans le système. Et pour protéger ce business, les géants de l’alcool dépensent des fortunes énormes en marketing. Plus de 7 milliards de dollars par an en publicité à l’échelle mondiale. AB InBev, le groupe qui possède Budweiser, Corona et des dizaines d’autres marques est le 9ème plus gros annonceur de la planète.
Face à ce rouleau compresseur, les budgets de prévention font pitié. Le ratio est partout le même, quel que soit le pays : Des centaines de millions pour vendre la came, des miettes pour alerter sur ses dangers. Quand l’industrie claque 100 euros pour te faire boire, les autorités sanitaires en ont à peine 1 pour te dire d’arrêter. Le combat est perdu d’avance !
Et le lobbying ne se limite pas à la publicité. Les industriels de l’alcool ont leurs entrées partout. Dans les ministères, dans les parlements et dans les palais présidentiels. Ils financent des études bidons pour semer le doute sur la science. Ils créent des associations fantoches qui parlent de « consommation responsable » pour donner l’illusion qu’ils font partie de la solution. Ils font démanteler méthodiquement les lois de protection, morceau par morceau, amendement après amendement.
Le résultat c’est que les campagnes de prévention sont sabotées, édulcorées et voire même censurées. Le Dry January, cette initiative qui encourage à ne pas boire pendant un mois, n’a aucun soutien officiel dans la plupart des pays. Certains gouvernements refusent même de le promouvoir pour ne pas froisser la filière viticole ou les brasseurs. On préfère laisser les gens crever plutôt que de contrarier un secteur économique. Donc l’alcool n’est pas légal parce qu’il est moins dangereux que les autres drogues. Il est légal parce qu’il rapporte trop de fric à trop de gens puissants. Point final.
Et à propos de légalité, parlons du chantage à l’emploi. L’argument massue des lobbies alcooliers, celui qui fait taire toutes les critiques c’est : « Oui mais notre secteur représente beaucoup d’emplois ! » Ah, l’emploi… La carte magique. Le joker ultime. Sauf que si on pousse cette logique jusqu’au bout, elle devient littéralement grotesque. Parce que vendre des armes, ça crée de l’emploi. Produire et vendre de la drogue, ça crée de l’emploi. La prostitution, ça crée de l’emploi. Tueur à gages, c’est aussi un métier ! Alors pourquoi ne pas le légaliser tant qu’on y est ? Après tout, il y a de la demande, il y a de l’offre et il y a du profit. Le capitalisme devrait être satisfait. Donc, en résumé, tout va bien tant que les riches en tirent profit. Comme quoi : légal ne veut pas dire moral. Et il serait grand temps de faire le distinguo entre les deux.
Masculinisme et alcool c’est le cocktail toxique par excellence
Si tu bois pas, t’es pas un homme ! On te l’a répété toute ta vie sous différentes formes. Le vrai mec, il tient l’alcool. Le vrai mec, il descend ses bières sans broncher. Le vrai mec, il commande un whisky sec. Le jus d’orange c’est pour les mauviettes. Refuser un verre, pour certains ce serait donc refuser d’être un homme. Ce serait montrer sa faiblesse. Ce serait avouer qu’on n’a pas les couilles.
Et cette pression sociale, elle commence tôt. Le premier verre en famille, le bizutage au lycée, les soirées étudiantes où celui qui ne boit pas est un paria… Elle ne s’arrête jamais vraiment. Ça continue avec le pot au bureau, le verre avec les collègues après le boulot, l’apéro entre potes… À chaque étape de la vie, l’alcool est là pour prouver ta virilité. Boire, pour beaucoup d’hommes c’est performer son genre. C’est prouver que l’on ne craint rien. Que l’on est fort.
Et le marketing en rajoute des couches. Tu as remarqué comment les alcools sont genrés ? Le whisky, c’est pour les vrais bonhommes. La bière, c’est le truc de mecs devant le match. Les pubs te montrent des types virils, des aventuriers, des winners… Côté femmes c’est les cocktails sucrés, les rosés pamplemousse, les trucs légers et fruités. Parce que les femmes, forcément, elles aiment ce qui est doux. Elles ne peuvent pas boire comme les hommes. Bref, on est encore sur du marketing patriarcal à fond les ballons. Du sans finesse qui n’a pas évolué depuis l’invention de la publicité.
Le masculinisme et l’alcool, c’est donc le duo infernal. Le culte de la force, de la domination et du contrôle. Le mec qui commande la bouteille à 10000 euros en boîte de nuit, il fait quoi ? Il cherche à afficher son pouvoir. Son fric. Sa position dans la hiérarchie. Bref, Il se fantasme en dominant. Et si t’as pas les moyens de suivre, d’après lui tu n’es qu’un vulgaire sous-homme. D’après ces débiles qui se pensent supérieurs aux autres, la virilité se mesurerait donc à ta capacité à picoler et à claquer du pognon dans une drogue. Belle mentalité !
Et qu’elles sont conséquences de cette masculinité toxique imbibée d’alcool ? Ce sont les femmes qui les subissent en premier. Avec le mec bourré qui ne comprend plus le mot « non ». Le mari qui rentre et qui cogne. Le masculinisme alcoolisé détruit des vies. Mais ça, on préfère ne pas en parler. Ça casserait l’ambiance de l’apéro. L’alcool et la violence, c’est pourtant une triste histoire que tout le monde connaît.
Pourquoi la prohibition ne fonctionne jamais ?
Face à tous ces dégâts, la tentation est grande de se dire : interdisons tout ! Si l’alcool est une drogue dure, alors traitons-le pareil que pour l’héroïne et la cocaïne. C’est-à-dire, tolérance zéro. C’est tentant, en effet. Sauf que l’histoire a déjà tranché cette question. Et la réponse est limpide : ça ne fonctionne pas. Jamais. Nulle part. D’autant plus que l’alcool est relativement simple à fabriquer avec les moyens du bord.
Les États-Unis ont tenté l’expérience de 1920 à 1933. Treize ans de prohibition totale de l’alcool. Le résultat ? Un fiasco monumental ! Les gens n’ont pas arrêté de boire. Ils ont juste commencé à boire de la merde. Des alcools frelatés, fabriqués dans des baignoires, coupés avec du méthanol. Des milliers de morts par empoisonnement. Pendant ce temps, les mafias se sont gavées. Al Capone et ses copains ont bâti des empires criminels sur le trafic d’alcool clandestin. La corruption a gangrené la police, la justice et les politiques qui ne demandaient pas mieux. La violence a explosé. Et au bout de treize ans, le gouvernement américain a capitulé. La prohibition a été abolie. Et le seul résultat concret aura été d’enrichir le crime organisé.
Mais l’humanité a la mémoire courte. Depuis les années 1970, on refait exactement la même connerie avec les autres drogues. La fameuse « guerre contre la drogue » lancée par Nixon. Des milliers de milliards de dollars dépensés à l’échelle mondiale. Des millions de personnes incarcérées. Des pays entiers déstabilisés. Pour quel résultat ? La consommation n’a jamais baissé. Les drogues n’ont jamais été aussi accessibles, aussi pures et aussi bon marché. Les cartels mexicains sont devenus plus puissants que certains États. Les mafias prospèrent. Les prisons débordent. Et les gens continuent de se défoncer.
Cannabis, cocaïne, héroïne, drogues de synthèse : Partout où l’on interdit, le marché noir prend le relais. Avec des produits non contrôlés, des dosages aléatoires et des substances de coupe dangereuses. L’interdiction ne supprime pas la demande. Elle la rend juste plus dangereuse et plus profitable pour les criminels.
La leçon est donc universelle : On ne décrète pas la vertu par la loi. Toutes les guerres contre les drogues sont vouées à l’échec. Toutes, sans exception. Alors si l’interdiction ne fonctionne pas, quelle est la solution ?
La seule solution c’est d’évoluer vers une société qui n’a plus besoin de se défoncer
Si l’interdiction ne fonctionne pas, alors qu’est-ce qui marche ? La prévention. L’éducation. L’information. Pas les slogans débiles et les campagnes culpabilisantes. Une vraie prévention, massive, financée à la hauteur des enjeux, qui explique ce que l’alcool fait réellement au corps et à la société. Qui démonte les mythes. Qui déconstruit le glamour. Qui montre la réalité sans filtre. Mais soyons honnêtes : Même la meilleure prévention du monde ne suffira pas tant que les gens auront besoin de se défoncer pour supporter leur existence.
Car c’est là que se trouve la vraie question. Pourquoi les gens boivent ? Pourquoi ils se droguent ? Pourquoi cette envie permanente d’échapper à la réalité, d’anesthésier ses émotions, de fuir son quotidien ? La réponse est simple et brutale : Parce que le quotidien pour pour une majorité d’exploités qui s’ignorent c’est juste une tartine de merde. Boulots aliénants, précarité, solitude, anxiété, dépression, perte de sens… Le capitalisme fabrique du mal-être à la chaîne et les gens cherchent des échappatoires à la chaîne. L’alcool est une façon trompeuse de tenter de s’évader. Les drogues en sont d’autres. Les écrans, les jeux, la bouffe, le sexe compulsif aussi. Autant de béquilles pour essayer de tenir debout dans un monde qui te broie. Jour après jour.
Pour ne rien arranger, comme on l’a déjà vu, l’alcool est partout. Et il faut un courage inouï pour sortir de cet engrenage mortifère quand la société entière te pousse à boire. Mais il existe une autre voie. Des études scientifiques très sérieuses le démontrent : Dans les sociétés où les gens sont heureux, où les inégalités sont faibles, où le lien social est fort, où les besoins fondamentaux sont couverts… la consommation de drogues devient marginale. Tout simplement parce que les gens n’ont plus besoin de fuir leur vie quand leur vie vaut vraiment la peine d’être vécue.
Alors imagine un monde sans alcool. Pas un monde où l’alcool est interdit. Un monde où les gens n’en ont tout simplement plus besoin. Plus d’accidents de la route mortels du samedi soir. Plus de violences conjugales sous emprise. Plus de viols facilités par l’ivresse. Plus de cirrhoses à 40 ans. Plus de familles détruites. Et au final, le travail de la police et des soignants s’en trouverait grandement soulagé. Ce monde n’est pas une utopie. C’est juste une société qui aurait enfin décidé de s’attaquer aux causes plutôt qu’aux symptômes. Mais ça c’est certainement trop demander aux indéboulonnables décideurs politiques dont la principale activité est de maintenir l’illusion que nous vivons en démocratie.
Conclusion : Les vrai coupables c’est le capitalisme et le patriarcat main dans la main
On pourrait s’arrêter là. Blâmer l’alcool. Blâmer les alcooliques. Blâmer la faiblesse humaine. Ce serait tellement simple. Ce serait tellement confortable. Mais ce serait surtout passer à côté du vrai problème. Parce que l’alcool n’est pas le coupable. L’alcool n’est qu’un symptôme. Le vrai coupable, c’est le système qui en a besoin.
A savoir le capitalisme qui crée le mal-être, et puis qui te vend un mauvais remède. De son coté, le patriarcat transforme cette drogue en patrimoine culturel et excuse facilement les violences commises sous son emprise si tu as de l’argent et de préférence la bonne couleur de peau.
Ces deux là marchent toujours la main dans la main et se foutent éperdument des cadavres qu’ils laissent derrière eux. Les 2,6 millions de morts par an ? Des dommages collatéraux. Les violences, les viols, les vies brisées ? Le prix à payer pour que les dividendes tombent. La vie humaine ne pèse rien face au profit. Voilà la vérité que personne ne veut entendre. Alors oui, il faut des images choc sur les bouteilles ! Oui, il faut de la prévention massive. Oui, il faut arrêter de traiter cette drogue comme si elle était différente des autres alors que c’est la pire de toutes. Au final, le capitalisme et le patriarcat sont à la source de ce problème. Et tant qu’on ne les aura pas mis à terre, les drogues continueront de tuer. Donc, si ce n’est pas déjà fait, il est grand temps d’ouvrir les yeux et de commencer à lutter efficacement pour que notre avenir soit autre chose que des vies dévastées par un système sans aucun sens moral.
Alors disons le clairement, le capitalisme et le patriarcat n’ont aucun respect pour le vivant. Aucun respect pour cette planète et son écosystème. Ils doivent donc être considérés pour ce qu’ils sont : Deux cancers à éradiquer de toute urgence ! Le monde ne s’en portera que mieux.
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