​Antifasciste et fier de l’être ! Des éléments concrets pour contrer la propagande.

novaMAG : Billet d'humeur

Être antifasciste ce serait être terroriste ?! Ce délire total est validé par des gouvernements sur tous les continents, matraqué par des médias aux ordres et répété en boucle par des éditorialistes qui ne sont que de vulgaires laquais du système.

Par contre, ceux qui votent des lois liberticides seraient des démocrates. Ceux qui financent la montée de la haine à coups de milliards seraient des philanthropes. Ceux qui instrumentalisent la misère pour dresser les peuples les uns contre les autres seraient des patriotes. Putain ! On est en plein dans 1984 ! Et plus c’est gros plus ça passe !

Cet article sans concession est dédié à toutes celles et ceux qui pensent très fort ce que l’on va dire tout haut. Comme le fait que l’antifascisme n’est pas un “camp” politique. Parce qu’il est simplement la position par défaut de tout être humain doté d’un cerveau fonctionnel et d’un minimum de mémoire. Alors prépare toi pour ce large tour d’horizon qui va faire tomber les masques du fascisme. Et à la fin on va voir qui sont les vrais terroristes dans ce monde qui marche sur la tête ! Avant de commencer, je tiens à préciser que contrairement aux fascistes dont le sport favori est de manipuler les faits et l’histoire, nous avons exclusivement besoin de la vérité pour leur mettre le nez dans leurs déjections mentales.

C’est quoi l’antifascisme ? Petit rappel pour les amnésiques !

L’antifascisme n’est pas né dans une fac de sociologie. Il est né dans le sang ! Dans l’urgence absolue de survivre face à des régimes qui broyaient des peuples entiers.

Les premiers antifascistes c’étaient des ouvriers italiens tabassés par les chemises noires de Mussolini dans les années 20. Des brigadistes internationaux venus mourir en Espagne contre Franco. Depuis les révolutions contre le royalisme, des résistants, des partisans, des maquisards sur tous les continents ont préféré mourir debout que vivre à genoux. Beaucoup d’autres ont choisi la torture plutôt que de renier leurs idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

Ces gens-là on les appelle toujours des héros. Les noms de certains d’entre eux sont même gravés sur des monuments. Dans certains pays, il y a même des jours fériés en leur honneur. C’est donc très compliqué de les qualifier de terroristes car il est pratiquement impossible d’effacer l’histoire. Du coup, la manipulation consiste à faire passer la nouvelle génération d’antifas pour des bons à rien par rapport à leurs aînés. Selon les fascistes, les antifas modernes ne seraient que des casseurs sans idéologie. Sauf que rien n’est plus faux !

Alors que ceux qui pensent que l’antifascisme serait devenu un combat d’un autre temps ouvrent les yeux cinq minutes. Parce que l’on vit une époque difficile avec des milliardaires au pouvoir qui piétinent les libertés fondamentales. Avec des médias à leurs ordres qui sont transformés en machines de propagande. Avec des boucs émissaires qui sont désignés à la vindicte populaire. Avec les minorités les plus faibles qui sont désignées comme des cibles à abattre. Donc, par rapport à l’ancien temps, le contexte est rigoureusement identique. C’est pourquoi l’antifascisme moderne a toute sa place comme contre-pouvoir face aux oppresseurs de tous poils.

C’est quoi le fascisme ? Étymologie et histoire d’une idéologie meurtrière

Le terme fascisme est souvent employé à toutes les sauces. Tant et si bien que l’on finit par oublier ce qu’il signifie vraiment. Voici donc un petit rappel historique pour savoir exactement de quoi on parle : Le mot fascisme vient de l’italien “fascio” qui signifie faisceau. Lui-même dérive du latin “fasces”. Dans la Rome antique les faisceaux de licteurs c’était un paquet de baguettes de bois liées autour d’une hache. Ils représentaient le symbole du pouvoir absolu des magistrats romains. Le pouvoir de punir et le pouvoir de tuer. Si elles sont séparées les baguettes se cassent. Mais si elles sont liées ensemble elles deviennent incassables. Toute la philosophie fasciste tient dans cette image. L’union par la force. La soumission ou la destruction.

C’est en 1919 à Milan qu’un ancien socialiste viré de son propre parti fonde les Fasci italiani di combattimento, les faisceaux italiens de combat. Ce type à moitié cinglé s’appelait Benito Mussolini. Un égocentrique mégalomane obsédé par la grandeur fantasmée de l’Empire romain. Un opportuniste qui a retourné sa veste idéologique autant de fois qu’il a changé de maîtresses. Lui-même disait se permettre d’être “aristocrate et démocrate, conservateur et progressiste, réactionnaire et révolutionnaire” selon les circonstances. En clair, il n’avait aucune conviction réelle. Juste une soif de pouvoir absolue.

Sa méthode c’était la violence physique et verbale comme outil politique. Ses chemises noires tabassaient les ouvriers, brûlaient les maisons du peuple et assassinaient les opposants. En 1922 ce fut la marche sur Rome. Le roi capitula et Mussolini accéda au pouvoir. Et en quelques années il détruisit méthodiquement toute opposition en prenant le contrôle de la presse, en interdisant les syndicats et en écrasant les droits fondamentaux. Le mode d’emploi du totalitarisme à grande échelle fut posé. Ce qui permit à d’autres de s’en inspirer avec encore plus de férocité.

Le mot fascisme ne va donc pas rester longtemps italien. Très vite, il va largement déborder les frontières pour devenir l’appellation générique de toutes les formes d’autoritarisme et de nationalisme. Hitler, Franco, Salazar et tant d’autres vont copier, adapter et souvent amplifier le modèle de Mussolini. Avec les conséquences que tout le monde connaît. Des dizaines de millions de morts. Des centaines de millions d’exactions. Le plus grand carnage de l’histoire humaine. Et le plus terrifiant dans tout ça c’est que la recette pour priver des peuples entier de liberté n’a pas changé d’un iota.

La galerie des monstres : Du fondateur aux héritiers modernes du fascisme

Mussolini a ouvert la voie et la suite fut juste une dinguerie au niveau de l’autoritarisme. Parce que l’histoire du fascisme c’est une longue liste de bouchers en costume-cravate qui ont tous appliqué la même recette avec des variantes locales.

Hitler en Allemagne a poussé le curseur jusqu’à l’horreur industrialisée. Financé par les plus grands industriels allemands, et même américains, il a transformé le fascisme en machine d’extermination. Six millions de Juifs ont trouvé la mort dans des camps de concentration. Ainsi que des millions de Tziganes, d’homosexuels, d’handicapés et d’opposants politiques en tous genres. De son coté, Franco en Espagne a instauré une dictature qui a duré presque 40 ans en écrasant son propre peuple dans une guerre civile d’une violence inouïe. Salazar au Portugal a enfermé son pays dans une chape de plomb pendant plus de 40 ans. Pétain en France a livré des familles entières aux nazis avec le zèle du bon élève.

Et qu’on ne vienne pas raconter que le fascisme est un monopole de la droite ! Staline, Mao, Pol Pot ont démontré que le fascisme rouge pouvait être tout aussi dévastateur. Des goulags aux camps de rééducation, du Holodomor aux Khmers rouges, la gauche totalitaire a largement fait ses preuves en matière d’horreur de masse. Au total, la liste est interminable et elle n’épargne aucun continent.

Mais tout ça c’est le passé, pas vrai ? Oui, c’est effectivement dans tous les livres d’histoire. Donc à présent on devrait avoir retenu la leçon concernant le populisme. Mais que nenni ! Poutine écrase l’Ukraine et empoisonne ses opposants au nom de la grande Russie éternelle. Trump transforme la première puissance mondiale en cirque autoritaire avec un milliardaire qui fait des saluts nazis en guise de maître de cérémonie. Et partout dans le monde des partis d’extrême droite sont aux portes du pouvoir ou déjà bien installés.

Quelles sont les différentes formes de fascisme ?

Beaucoup de gens imaginent le fascisme comme un truc monolithique avec des uniformes et des défilés militaires. Mais la réalité est bien plus perverse que ça ! Le fascisme est un véritable caméléon. Il s’adapte, il mute, il se déguise… Mais sous ses différents masques on retrouve toujours le même profil psychologique et les mêmes mécanismes de domination.

Le fascisme politique : La nostalgie d’un âge d’or qui n’a jamais existé

Le terreau du fascisme politique c’est toujours le même. Prends une population qui souffre d’un déclassement social réel. Ajoute une bonne dose de nostalgie pour une grandeur passée totalement fantasmée. Mélange bien et laisse mijoter.

“Make America Great Again” ! Great quand exactement ? Quand les Noirs étaient interdits de boire à la même fontaine que les Blancs ? Quand les gamins de 12 ans bossaient dans les mines ? Et pour la “Grande Russie éternelle” de Poutine ? De quel empire génial s’agit-il exactement ? De celui des tsars qui laissaient crever de faim les moujiks ou de celui de Staline qui les envoyait au goulag ?

C’est toujours le même tour de passe-passe ! On invente un passé glorieux qui n’a jamais existé pour justifier un projet politique autoritaire au présent. Et ça marche ! Parce que les gens qui souffrent ont désespérément besoin de croire qu’un retour en arrière va tout arranger.

Le fascisme religieux : La gloire future comme permis d’opprimer et de tuer

Pour la religion c’est la même mécanique mais en miroir. Le fascisme politique vend un passé fantasmé, tandis que le fascisme religieux vend quant à lui un futur fantasmé. Le paradis, le califat mondial, la terre promise, le royaume de Dieu sur terre, le retour du messie… Autant de promesses invérifiables qui permettent de justifier les pires saloperies au nom d’un ou de plusieurs dieux dont l’existence reste plus que largement à prouver. Et bon courage pour la prouver ! D’ailleurs on attend toujours les preuves…

En attendant, la liste des variantes de cette vaste supercherie s’allonge : L’intégrisme chrétien évangéliste qui gangrène la politique américaine et brésilienne. L’islamisme radical qui transforme des pays entiers en zones de non-droit. Le sionisme qui justifie un apartheid au nom de textes vieux de 3000 ans. Le nationalisme hindou qui lynche des musulmans au nom de la vache sacrée. Et même le bouddhisme, soi-disant religion de la paix, qui cautionne un génocide en Birmanie. Avec tout ça, on n’est pas sorti le cul des ronces !

Au final, aucune religion n’est épargnée. Absolument aucune ! Dès qu’une croyance se mêle de politique et prétend imposer sa vision du monde à ceux qui ne la partagent pas, c’est juste du fascisme pur et dur. Point final.

Le fascisme d’État : L’éléphant dans la pièce

Et maintenant le sujet qui fâche beaucoup de monde : TOUS les gouvernements, sans exception, portent en eux les germes du fascisme. C’est une question de degré, pas de nature. Pour preuve : Quel État n’a pas de sang sur les mains ? Lequel n’a jamais écrasé une révolte légitime ? Matraqué des manifestants pacifiques ? Emprisonné des opposants ? Menti à son propre peuple ?… Je te laisse réfléchir à ces questions.

En passant, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a toujours eu cette cordiale détestation entre anarchistes et communistes. Parce que les anarchistes ont compris depuis le début que tout pouvoir centralisé, même au nom du peuple, finit par se retourner contre lui. Et l’histoire nous a donné raison à chaque fois. À chaque putain de fois ! Ce qui me donne l’occasion de mettre en lumière Louise Michel et sa célèbre déclaration : Le pouvoir est maudit, c’est pour cela que je suis anarchiste.

Fascisme et capitalisme : Le mariage parfait !

Il y a un truc que les fascistes de tous bords essaient de planquer depuis toujours. Une vérité tellement énorme qu’elle crève les yeux. Et pourtant presque personne n’en parle dans les médias mainstream. Il s’agit du fait que le fascisme a TOUJOURS été le bras armé du capital. Toujours. Sans exception !

Mussolini ? Porté au pouvoir par les industriels italiens et les grands propriétaires terriens qui crevaient de trouille face aux syndicats ouvriers. Hitler ? On l’a déjà vu, financé par le grand capital. Franco ? Soutenu par les latifundistes et l’oligarchie espagnole. Pinochet ? Installé par un coup d’État orchestré avec la bénédiction de Washington pour protéger les intérêts des multinationales américaines.

À chaque fois, le même schéma. Les ultra-riches voient leurs privilèges menacés par les mouvements populaires. Du coup, ils financent un homme fort pour écraser le peuple au nom du peuple. Et les ultra-riches continuent de s’engraisser tranquillement derrière le rideau.

Et aujourd’hui ? Le rideau n’existe même plus ! Elon Musk, l’homme le plus riche du monde fait des saluts nazis en public et joue les conseillers du prince à la Maison Blanche. Peter Thiel finance ouvertement la droite la plus radicale aux États-Unis. Tandis qu’en Europe les milliardaires rachètent des empires médiatiques entiers pour en faire des machines de propagande au service de leurs intérêts. Et ça passe crème ! Après tout ça, on serait tenu de fermer notre bouche sous peine d’être taxé de terrorisme !

Le mécanisme est clair comme de l’eau de source. Le capitalisme débridé produit le déclassement de masse. Le déclassement produit de la colère. Et la colère est un carburant formidable. Il suffit de la canaliser vers des cibles faciles à stigmatiser : Les immigrés, les minorités sexuelles, les gauchistes, les assistés, les écolos… Bref, n’importe qui SAUF les vrais responsables. N’importe qui sauf ceux qui se gavent en haut de la pyramide pendant que tout le monde se bat pour les miettes en bas.

Et si après tout ça tu crois encore que Trump, ou n’importe quel leader populiste, en a quelque chose à foutre de ta gueule, de ton salaire ou de ton avenir… alors c’est que l’enfumage fonctionne exactement comme prévu.

Comment le fascisme se nourrit du populisme politique et religieux ?

Le fascisme ne tombe jamais du ciel. Il ne s’impose pas par magie. Il a besoin d’un terreau fertile et ce terreau c’est le populisme. Qu’il soit politique ou religieux, le mécanisme est rigoureusement identique. Et il fonctionne toujours sur deux étages.

En haut de la pyramide on trouve toujours des gens très intelligents. Des stratèges, des communicants, des manipulateurs hors pair qui ne croient même pas la moitié de ce qu’ils racontent. Ces gens-là savent exactement ce qu’ils font. Ils connaissent les ficelles, ils maîtrisent les codes, ils savent sur quels boutons presser pour déclencher la peur, la haine ou l’espoir factice. Pour eux, la politique ou la religion ne sont que des outils. Des leviers pour accéder au pouvoir et s’y maintenir. Ils parlent au peuple mais ils méprisent le peuple. Ils dénoncent les élites mais ils SONT l’élite. Et ils rigolent bien le soir en comptant leurs billets.

En bas on trouve les suiveurs. Des gens dont la souffrance est souvent bien réelle. Le déclassement, le chômage, la précarité, le sentiment d’être ignoré par un système qui les a abandonnés. Tout ça est vrai. Le problème c’est qu’ils se trompent de colère. On leur a désigné des coupables faciles à identifier et à détester. L’immigré qui vole ton boulot. Le gauchiste qui vit de tes impôts. Le LGBT au cheveux verts. Le musulman qui menace ta culture. L’écolo qui veut t’empêcher de rouler en voiture polluante. Tout ça c’est autant d’épouvantails bien pratiques pendant que les vrais responsables de leur misère continuent de se gaver en toute impunité.

C’est exactement la même arnaque du côté religieux. En haut des prédicateurs, des imams, des rabbins, des gourous en tout genre qui vivent comme des pachas grâce à la crédulité de leur troupeau. En bas des fidèles sincères, souvent en détresse, à qui on promet le paradis en échange de leur soumission totale. Et entre les deux, rien ! Pas de débat. Pas de remise en question. Pas de pensée critique. Juste l’obéissance aveugle.

Être antifa et assimilé au grand cirque politique c’est clairement non !

Extrême gauche“. Voilà l’étiquette débile qu’on te colle sur le front dès que tu ouvres ta gueule. T’es contre le fascisme ? Extrême gauche ! T’es contre les milliardaires qui achètent des élections ? Extrême gauche ! T’es pour la justice sociale ? Extrême gauche ! T’es pour la liberté d’expression ? Extrême gauche ! Bref, si tu n’es pas d’accord avec le programme des oligarques qui monopolisent le pouvoir tu es automatiquement “extrême” quelque chose.

Quelle belle arnaque ! “Extrême gauche”, putain ça n’a aucun sens ! C’est une invention pure et simple pour criminaliser toute forme de dissidence. Un outil de classification bien pratique pour ranger les gêneurs dans une case et discréditer leur parole sans même avoir à répondre à leurs arguments. Tu es étiqueté donc tu es disqualifié. Circulez y’a rien à voir !

Nous on refuse de jouer à ce jeu ! On refuse de s’asseoir sur les gradins de ce grand cirque politique où la gauche et la droite se donnent en spectacle pendant que les mêmes tirent les ficelles dans les coulisses. Parce que c’est exactement ça le piège. Te faire croire que tu as le choix entre deux camps alors que les deux bossent pour le même patron.

Et pendant qu’on s’écharpe entre “gauche” et “droite”, entre “modérés” et “extrêmes”, la vraie bataille passe totalement inaperçue. Celle d’en haut contre ceux d’en bas. Celle de ceux qui ont tout contre ceux qui n’ont rien. Mais ça, évidemment, il ne faut surtout pas en parler ! Ce n’est pas au programme.

Alors pour être parfaitement clairs : On n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre, ni d’extrême quoi que ce soit. On est juste du côté de ceux qui refusent de se faire enfumer. Et si ça dérange, tant mieux ! C’est signe que ça fonctionne.

L’expérience des rats de Didier Desor c’est la clé pour tout comprendre

Et si la clé pour comprendre tout ce bordel se trouvait dans une cage à rats ? Ça peut paraître loufoque mais une expérience scientifique menée en 1994 par Didier Desor, chercheur en neurosciences comportementales à la Faculté de Nancy en France, éclaire notre société avec une précision chirurgicale.

L’expérience est simple : Tu prends six rats. Tu les mets dans une cage dont la seule sortie débouche sur un tunnel rempli d’eau qu’il faut traverser en apnée pour atteindre la nourriture. Et tu observes…

Au bout de quelques jours la même structure sociale apparaît systématiquement. Deux exploiteurs qui ne se mouillent jamais et qui tabassent les autres pour leur voler la bouffe. Deux exploités qui plongent, ramènent la nourriture, se font racketter et ne mangent qu’une fois que les exploiteurs sont rassasiés. Plus un souffre-douleur qui ramasse les miettes. Et un autonome qui plonge pour aller chercher sa propre nourriture et la défend bec et ongles. Les exploiteurs ne peuvent rien contre lui. Ils ont essayé de le faire entrer dans le rang mais ils se sont pris de sévères corrections à chaque tentative. Alors ils le laissent tranquille et se rabattent sur les exploités qui eux ne résistent pas.

Le plus fascinant c’est la suite… Desor a pris six exploiteurs et les a mis ensemble. Ils se sont battus toute la nuit. Et au matin, la même structure s’était recréée. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre-douleur et un autonome. Pareil avec six exploités ensemble. Pareil avec six autonomes. À chaque fois la même hiérarchie se reconstitue. Comme si c’était une loi fondamentale du vivant.

Et quand l’expérience a été reproduite avec deux cents rats la cruauté a explosé ! Trois rats mutilés avec la peau arrachée. Et les exploiteurs du sommet ne se salissaient même plus les pattes. Ils avaient créé des lieutenants pour faire le sale boulot à leur place.

Ça ne te rappelle rien ?

La conclusion de cette expérience est une gifle monumentale ! Parce qu’elle prouve que la création d’un stress aboutit systématiquement à l’installation d’une hiérarchie de type exploiteurs, exploités et autonomes. L’être humain n’aura guère inventé qu’une seule chose par rapport aux rats : La persécution des autonomes.

Et c’est exactement là qu’on en est ! Les autonomes, ceux qui refusent de dominer ET de se soumettre, ce sont les antifascistes. Au départ, les exploiteurs n’arrivaient pas à les soumettre par la force brute. Alors l’être humain a trouvé ce que les rats n’avaient pas : Des tribunaux et de la propagande médiatique. Là où un rat exploiteur se prenait des taquets en essayant de racketter un autonome, un État peut tout simplement le déclarer terroriste et l’enfermer. C’est malin, mais surtout absolument immonde.

L’inversion des valeurs : Quand le fascisme réécrit la réalité

On vit une époque où un milliardaire peut affirmer publiquement qu’Hitler était communiste et des millions de personnes hochent la tête pour dire oui. Une époque où le mot “militant” est devenu synonyme de criminel. Où “résistant” est devenu synonyme de terroriste. Où “antifasciste” est devenu une insulte. On est en plein dans le cauchemar d’Orwell. La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force.

Cette inversion ne tombe pas du ciel. C’est une stratégie délibérée, méthodique et extrêmement efficace. Parce que l’extrême droite a compris depuis longtemps que pour gagner la bataille politique il fallait d’abord gagner la bataille du langage. Infiltrer les mots. Détourner les concepts. Retourner le sens des choses jusqu’à ce que plus personne ne sache distinguer le vrai du faux. Sans oublier bien sûr la célèbre technique de la fenêtre d’Overton.

Et pour vendre cette soupe il leur faut des porte-parole. Des figures médiatiques. Des héros en carton-pâte comme Charlie Kirk aux États-Unis, soi-disant capable de ridiculiser n’importe quel gauchiste lors de joutes oratoires filmées pour les réseaux sociaux. Sauf que ces fameuses joutes c’est du cirque intégral. Des questions piégées posées à des étudiants pris au dépourvu devant une caméra. Du montage calibré pour ne garder que les moments où l’adversaire bafouille. De la manipulation pure ! Parce que la réalité c’est qu’avec la merde qu’il avait dans la tête ce type n’aurait même pas tenu pas deux minutes face à un intellectuel un tant soit peu préparé.

Mais la vérité n’a aucune importance dans ce jeu. Ce qui compte c’est le spectacle. Ce qui compte c’est le clip de trente secondes qui fait trois millions de vues. Ce qui compte c’est de créer l’illusion que le fascisme aurait des arguments positifs. Alors qu’il n’en a jamais eu ! Jusqu’à présent le fascisme n’a jamais gagné un seul débat intellectuel dans toute l’histoire de l’humanité. Pas un seul ! Il gagne uniquement par la force, par la peur, par la manipulation et par le mensonge. Jamais par la raison.

Et c’est exactement pour ça qu’ils ont besoin de salir l’antifascisme. Parce que l’antifascisme c’est la raison. C’est la mémoire. C’est le refus de gober des conneries emballées dans du papier cadeau patriotique ou religieux. Et ça, pour eux, c’est la menace ultime. C’est pour toutes ces raisons, que nous autres, antifas de tous les pays, nous devons reprendre du poil de la bête pour au minimum reprendre le terrain qui a été cédé au fascisme.

Conclusion : Être antifasciste c’est une fierté, un devoir et un vrai combat

Être antifasciste c’est une fierté ! Il n’y a pas à avoir honte de quoi que ce soit. Être antifasciste c’est s’inscrire dans la lignée de millions de femmes et d’hommes qui ont mené les plus hautes luttes que l’humanité ait connues. Des gens qui ont donné leur liberté, leur santé et souvent leur vie pour que toi aujourd’hui tu puisses ouvrir ta gueule sans finir dans une cellule ou dans une fosse commune. Leur mémoire mérite d’être honorée chaque jour. Pas une fois par an lors d’une cérémonie officielle hypocrite où des politiciens déposent des gerbes de fleurs tout en votant des lois qui crachent sur tout ce que ces héros ont défendu.

Certes, on ne peut pas empêcher certaines personnes d’avoir de la merde dans la tête. C’est impossible et ça le sera toujours. Parce que l’histoire a prouvé que la connerie humaine est une ressource inépuisable. Mais ce que l’on peut empêcher c’est que ces gens-là dictent les règles du jeu.

Alors il faut faire en sorte que tous ces fascistes qui se pavanent 24 /24 dans les médias, sur le web et dans nos rues baissent la tête. On parle de tout ce qui est néo-nazis, extrémistes religieux, milliardaires mégalomanes, masculinistes frustrés, tradwives lobotomisées, éditorialistes de caniveau, politiciens véreux… J’en passe et des bien pires ! Tout ce petit monde doit retourner dans les égouts dont il n’aurait jamais dû sortir. Parce l’antifascisme n’est pas mort ! Parce que l’antifascisme ne mourra jamais ! Parce que tant qu’il y aura un seul connard pour essayer d’écraser les autres il y aura toujours quelqu’un pour se lever et dire retourne dans ta niche. Et ce quelqu’un c’est toi. C’est nous. C’est maintenant !

Notre seule raison d’être c’est que des articles comme celui-ci puissent être diffusés le plus largement possible pour contrebalancer les narratifs officiels. Alors si tu as trouvé ce contenu utile, merci de penser à le partager largement autour de toi. Un partage sur tes réseaux sociaux cela ne te prend que quelques secondes. De notre coté, on a passé beaucoup de temps entre la recherche de documentation et la rédaction de cet article. Donc ce serait sympa de faire ce petit effort 🙂 On en profite aussi pour rappeler que tous nos contenus sont copyleft. Alors si tu souhaites republier, ou imprimer, ou autre… il n’y a rien à demander. Il suffit juste de citer la source comme le veut la coutume. Et si tu souhaites réagir de manière approfondie à propos de ce contenu, tu peux le faire sur ce NovaFlow. Dans tous les cas un grand merci d’avoir lu jusqu’au bout et à très bientôt pour de nouvelles aventures.

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